La jupe colorée : un vrai défi

C’est un peu difficile en ce moment de trouver du temps pour bloguer. Je produis pas mal, mais je prends du retard sur les shootings. Il s’avère que je travaille sur un gros, gros, GROS projet qui me mobilise beaucoup et dont je vous parlerai très bientôt… Hihihi. En attendant, voici une petite jupe que j’ai cousue en janvier, pour le défi « une jupe colorée » du collectif 2 mailles en l’air.

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Bon, je l’ai cousue en janvier mais je ne rentrais pas dedans. Un problème de report de patron certainement, le résultat était T34 (pour une morue qui a plutôt besoin d’un 44) : LA BLAGUE. Sur le coup, moment de solitude… Et puis zut, je n’allais quand même pas en rester là. Du coup j’ai ressorti la machine à coudre plusieurs semaines plus tard, et hop c’était parti pour le plan B. Je n’avais plus suffisamment de tissu pour tout reprendre, évidemment… Du coup, j’ai fait sauter les coutures latérales, et j’ai rajouté de part et d’autre une bande droite. J’ai volontairement choisi de « casser » la continuité de la ceinture.

J’adore la couture (ça va viteeee par rapport au tricot), mais j’ai encore de grosses marges de progrès à faire (hum, hum…).

1/ En connaissance des matériaux d’abord : ma toile de coton était déjà bien épaisse, je n’aurais pas du thermocoller la ceinture qui est du coup un peu trop rigide.

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2/ En rigueur personnelle : en plus du souci de taille trop petite, mon approximation dans le report du patron a créé un décalage dans les repères de construction. Vous voyez le pli du milieu? Eh bien il n’est pas censé exister… Heureusement, il s’intègre super bien dans le rendu, entre les deux pinces, et on ne se rend pas compte qu’il s’agit en fait d’une erreur :’)

3/ En technique ensuite : la fermeture invisible est moyennement invisible. Depuis, j’ai investi dans un pied presseur spécialement prévu pour ça.

Niveau rendu, j’hésite encore. Des fois je trouve cette jupe canon, j’ai l’impression qu’elle me va bien et puis je suis fondamentalement amoureuse de cet imprimé, mais à d’autres moments je doute, il me semble qu’elle me grossit… C’est aussi pour ça que j’ai tardé à vous la montrer (la première séance photo était juste horrible). J’ai donc bien besoin de vos avis éclairés !

 

Modèle : short Châtaigne, Deer and Doe, transformé en jupe par Telle est une Estelle

Tissu : toile de coton imprimée, Mondial Tissus

Envie de fleurs

 

Au sein du groupe des Chouettes Lyonnaises, on se lance régulièrement des petits défis. La dernière fois, on était partie sur l’idée d’un swap-surprise : en gros, on savait pour qui on réalisait un cadeau, mais on ne savait pas qui allait nous en offrir un… Ma « filleule » avait des envies de fraises, moi des envies de fleurs !

couronne fleurs flower tissu couture sew mondial tissus atelier ikea toto swap 1

L’astuce, c’est d’utiliser différents tissus, de différentes matières et densités, dans une même gamme de couleurs. Comme vous le voyez, je suis partie sur du blanc-gris-noir.

Pour la réalisation des fleurs, on découpe des bandelettes de tissus, dans lesquelles on découpe des triangles ou des formes plus rondes, dans plusieurs tailles. On pique la base des pétales avec une aiguille, et on tire sur le fil pour que les pétales se resserrent. Dernière étape : on les fixe sur le cerceau à l’aide d’un pistolet à colle. J’ai aussi rajouté quelques bouts de rubans fins. Et hop, le résultat fait son petit effet !

couronne fleurs flower tissu couture sew mondial tissus atelier ikea toto swap 2

Et en parlant de fleurs, le challenge créatif du mois de 2 mailles en l’air est « flower power ». Envie de nous rejoindre ? Venez par ici !

Modèle : bidouillage maison !

Tissus : aille-aille-aille, dur de dire… des chutes par-ci par-là, du Mondial Tissus, du Toto, L’Atelier, des rideaux Ikéa, etc… 

Autre : rubans Toto, cercle de 24cm L’Atelier, pistolet à colle

Le patchwork de la mort qui tue

Ce soir, j’écris le coeur lourd. Les résultats du 1er tour des élections présidentielles sont tombés, en dépit du bon sens, en dépit de tout sentiment d’humanité. C’est ainsi. Parlons un peu de ma nouvelle couverture, qui elle au moins m’apporte plus de satisfaction.

couverture plaid blanket chouette kit cat patch chat patchwork liberty sew couture 4

Vous la reconnaissez peut-être, c’était l’un des projets proposés dans le Chouette Kit 18, qui reste pour moi l’une des meilleures éditions de CK ! Je n’avais jamais réalisé de patchwork auparavant, et si j’achète des kits, c’est justement pour ça, pour me pousser à tester de nouvelles choses, m’ouvrir à d’autres techniques. C’est comme un prétexte pour oser des projets dans lesquels on ne se serait jamais lancée autrement.

La confection de cette couverture m’a demandé plusieurs soirées de boulot, au moins cinq bobines de fil, un kilo et demi de rigueur et une bonne dose de patience. Les morues aiment les challenges, c’est bien connu.

J’ai vraiment flashé sur le tissu liberty et le motif du patchwork. D’ailleurs, comme vous pouvez le voir, le « cat patch » a été validé par le chat, ouf ! J’ai une image du patchwork un peu démodée (à tort peut-être), mais j’ai trouvé ces couleurs et ces formes ultra modernes et pétillantes.

Bon, honnêtement mon travail ferait sûrement honte à une vraie patchworkeuse avertie… Les raccords sont souvent douteux, il y a une succession de décalages, d’irrégularités… Mais quand même, je me sens fière d’avoir tenu bon, et d’avoir produit un truc qui tient malgré tout la route. Il y a tellement de ratés que le tout se compense et s’équilibre, et ma couverture à la bonne dimension finalement ! On ne remarque pas tant que ça les défauts à vrai dire, à moins de regarder vraiment de près, et je suis pourtant perfectionniste (vous commencez à me connaître)…

Seuls les tissus du recto étaient fournis dans le kit. J’ai donc déniché un tissu tout doux pour la doublure (le même que j’avais déjà utilisé pour une autre couverture). Du coup, c’est parfait pour les soirées de mi-saison dans le canapé 🙂 !

Modèle : Chouette Kit n°18

Tissus : chambray rose et Liberty of London issus du CK, doublure en pilou-pilou à pois Toto

Travail à la chaîne

Bon, il y a eu du laisser aller ces derniers temps à la maison. Je commence un truc, j’ai la flemme de le finir, je le laisse traîner… En parallèle je rachète des fournitures et hop c’est reparti pour un tour. Mais ça suffit, je reprends mes bonnes résolutions ! Je veille donc à resortir les encours que j’ai commencé et à les finir : ces petites pochettes n’attendaient plus que je les couse.

chouette kit noël 23 pochette simili cuir pailletté cartable morue blog 1

Ce magnifique simili paillettes sort du Chouette Kit de décembre. J’en suis tellement tombée amoureuse que j’en avais commandé trois (oui, les morues raffolent des paillettes) !! Et puis ces pochettes sont parfaites, vraiment bien conçues. Le modèle est archi simple, on peut le décliner à volonté. J’ai d’ailleurs modifié le patron de la grande pochette rose pour lui permettre d’avoir un rabat plus important que l’initial, ça lui donne un petit effet « cartable ».

Elles sont parfaites  pour ranger des petits choses dans le sac, et puis je vais pouvoir faire plaisir à quelques copines 🙂

Modèle : Chouette Kit n°23

Fournitures : Chouette Kit n°23

Encore des volants !

Wahou, ça faisait un sacré bout de temps que je n’avais plus écrit ici. 1 mois et demi pour être exacte. 1 mois et demi de « boîte à sardines », et sans connexion wifi qui plus est ! Mais c’était un mal nécessaire pour ma santé, c’est comme ça. Me voilà donc de retour, plus motivée que jamais pour vous tricoter/crocheter/coudre/bricoler (rayez la mention inutile) plein de nouveaux petits projets.

Je tenais également à vous remercier, chers lecteurs et lectrices, de ne pas m’avoir oubliée malgré ce silence. J’ai été très surprise de voir mes statistiques augmenter. En soi on s’en fout, mais en tant que bloggeuse, honnêtement ça fait toujours plaisir 🙂 Merci donc de continuer à me lire !

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Ce soir j’ai envie de vous montrer un vieil encours, débuté il y a un an et terminé récemment. Il s’agit d’un top volanté asymétrique (décidément, je dois avoir une certaine attirance pour les volants !).

La réalisation est fastoche, rien à dire. Pour obtenir des bordures pas trop dégueu sur les volants, je suis passée 3 fois à la limite du tissu avec ma machine à coudre en mode zig-zag. Les photos ne rendent pas justice au tissu à pois argentés qui est juste sublime, même s’il faut reconnaître qu’il se froisse rapidement. Je suis tombée direct amoureuse de ce côté brillants et chic !

Je dirais que le souci majeur de ce top, c’est que j’avais découpé toutes les pièces quand je faisais encore du 36, et que depuis la morue s’est dodufiée. Du coup, même si je rentre (péniblement) dedans, je me sens mal à l’aise. Pas sûr, donc, que je le porte souvent… De toute façon, vous me direz qu’il est totalement hors saison pour l’instant.

Modèle : O, Dressing Chic : vêtements et accessoires, Pauline de Saint-Lager / Cécile de Chatillon / Coralie Bijasson, Mes carnets de Couture, Hachette Collection

Tissu : coton à pois argentés brillants, L’Atelier de la Création

Mon avis sur la Craftine Box

En recherchant des modèles simples en couture, je suis tombée sur la Craftine Box. Il s’avérait que c’était le dernier jour pour pouvoir commander la box d’août. Ni une, ni deux, j’ai sauté sur l’occasion.

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Dans une jolie boîte, j’ai donc reçu :

  • un coupon de crêpe bleu nuit
  • un coupon de coton aux imprimés oiseaux
  • une bobine de fil bleu foncé
  • du biais satiné bleu nuit
  • un code pour télécharger un patron de blouse gratuitement
  • un sachet de thé à la bergamotte, qui a parfumé tout le paquet

Les explications sont plutôt claires. Le plus difficile, c’était finalement de manier le crêpe (sérieusement, quelle galère !!). Aussi, et sans que je ne comprenne pourquoi, j’avais un peu de jeu au niveau des manches. J’ai donc décidé d’en tirer mon parti, et de placer quelques plis sur le haut de l’épaule pour un effet ballon.

Par contre, pour l’anecdote, j’ai eu énormément de mal à couper le tissu… A ma taille. Il faut savoir que je ne cesse de prendre du poids depuis un an, et quand il m’a fallu prendre mes mesures, ça a été le choc : il me fallait un bon 46. Psychologiquement, impossible de m’y résoudre. J’ai donc coupé légèrement en dessous, une espèce de 45 bricolé entre les deux tailles… Ri-di-cule. De 1/ si le patron me dit que j’ai besoin d’un 46, ce n’est pas pour rien… Du coup je suis juste au niveau de l’aisance des bras, 3mm de plus auraient été les bienvenus ! De 2/ bon sang mais qu’est-ce qu’on s’en fout… J’ai honte de ma réaction, honte d’avoir eu honte, comme si « avoir du poids = mal ». Cette petite histoire me pousse à dire qu’on a beau se penser armé(e) contre certains clichés, les injonctions de la mode et de la société sont quand même sacrément ancrées en nous (moi), et ça donne parfois des réactions surprenantes… Bref, je me suis ressaisie depuis.

Pour finir, j’avais trouvé la blouse sympa sur les photos de Craftine Box : il s’avère qu’elle est sublime en vrai. C’est devenu mon vêtement préféré, je la porte tout le temps ! Et l’addition? 33,90 euros. Pas donné, mais largement rentabilisé de mon point de vue 🙂

Modèle : Blouse Cerise, Craftine Box

Tissus : Craftine Box

 

Des citrons pour se donner la pêche

Un peu de couture pour changer, avec un petit top léger !

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J’ai un rapport quelque peu compliqué avec la couture. A vrai dire, j’ai commencé avec ça quand j’avais 14 ans.. Je faisais des trousses et des sacs à la main, sans patron. Rien de fantastique, mais j’étais très appliquée et volontaire. Et puis un jour j’ai fait un blocage… Trop d’auto-attentes, trop d’auto-pression, que sais-je… Par peur de l’échec, j’ai tout arrêté (ça suit une certaine logique hein quand on y pense : si on ne fait rien, on ne risque pas de se louper, c’est sûr…). Des années plus tard, je me lançais dans le tricot, et me voilà aujourd’hui à vous écrire.

Bref, la couture c’était quand même mon premier amour, et j’ai toujours un peu les boules quand je repense à cette façon que j’ai eu de faire l’autruche. A présent que je suis grande (oui, oui), que j’ai en tête des tas de préceptes de développement personnel, de life coaching, de prise de recul et de confiance en soi (toujours oui, oui), j’ai décidé de m’y remettre et de faire chauffer la jolie machine que mon mari m’a offerte il y a quelques mois ! Et tant pis si je ne suis pas la couturière de l’année, l’important c’est quand même de progresser.

DONC, tout ça pour dire que j’ai développé une stratégie : je veux y aller par étapes, afin d’assimiler les techniques proprement et solidement. Je choisis des modèles simples, mais au moins je les fais. Je vous présente donc aujourd’hui mon Top Star. Un petit haut d’été qui m’a séduite par ses lanières en cuir.

Les explications de La Maison Victor sont dans l’ensemble plutôt claires (j’ai eu des doutes sur l’emplacement du thermocollant et les raccords d’ourlet, pour le reste ça a été), mais j’ai surtout mis longtemps à comprendre la forme et la construction du truc : la doublure est incluse dans les pièces principales, donc le tissu se retourne pendant le montage.

Trois points d’insatisfaction :

  • le tissu choisi est trop épais/lourd : c’est un coton fin, mais c’est déjà trop. On va dire que visuellement ça passe, mais plus léger ou fluide aurait été plus approprié niveau plis. J’hésite à couper la doublure pour perdre un peu de volume.
  • on perce des trous avec un poinçon : sauf que ça aurait été mieux si j’étais tombée sur un nombre pair, histoire que le noeud final de ma lanière de cuir rentre vers l’intérieur (ça semble évident)… Comme ce n’était pas le cas, j’ai bidouillé une boucle de cuir pour pouvoir faire mon noeud à l’intérieur comme si de rien n’était.
  • La craie de tailleur que j’ai utilisée m’a laissé de vilaines traces oranges au niveau des coutures… Je l’ai lavé trois fois, fait tremper avec du Vanish, mais rien n’y fait.

Au-delà de ça, j’en suis quand même satisfaite. La forme est sympa (attention c’est bouffant : on aime ou on aime pas), le croisement des lanières de cuir est original, et surtout je suis fannnn de ce tissu citron !!

Modèle : Top Star, La Maison Victor juillet/août 2016

Tissu : coton, Mondial Tissu 

 

Opération #Couper Court Aux Encours : le labO d’Isa

logo couper court aux encours vieille morue

Pour clôturer ma tournée d’interviews sur les encours, après Aline, Julie et Sabine, je reçois Isa. Je reste constamment bluffée par ses réalisations couture d’un très haut niveau, qui témoignent d’une super maîtrise technique, j’étais donc impatiente de bénéficier de son retour d’expérience.

Dis moi Isa, es-tu du genre à avoir des encours qui traînent au fond de tes tiroirs.. ?

Oh oui! J’ai une armoire pleine de projets commencés et pas encore terminés… Mais le pire, ce sont tous les vêtements à réparer, à raccommoder, à raccourcir… Il faudra que je me donne une bonne semaine pour faire le vide dans mon atelier.
J’ai aussi beaucoup de projets en tête et trop peu de temps pour les réaliser 😉 J’ai une to-do list longue comme le bras… Mais les idées sont là et ça c’est chouette!

Tu couds beaucoup de très jolis modèles pour ta fille. Coudre pour les autres, est-ce une motivation supplémentaire pour avancer ?

Oui, j’adore aussi coudre pour moi et pour faire des cadeaux de naissance, d’anniversaire… J’adore coudre pour les bébés des autres car au labo, c’est fini les bébés 😉 C’est toujours un plaisir de voir comme les cadeaux home-made ont une saveur particulière pour les gens qui les reçoivent… On a investi du temps, on a particulièrement pensé à la personne à gâter… Ca n’a pas de prix!

Selon toi, faut-il prendre des risques dans les projets que l’on choisit ? Se lancer dans un truc sans savoir si on en aura vraiment le niveau (ou tout simplement la patience), et voir ce que ça donne ? Ou au contraire, plutôt jouer la sécurité pour être sûre d’en venir au bout ?

Je suis plutôt pour prendre des risques dans le choix de mes coutures… c’est d’ailleurs comme ça que j’ai l’impression de m’améliorer et de me perfectionner en couture. Chaque difficulté a été une étape franchie : la pose d’une fermeture invisible, une chemise ou une veste pour homme, une braguette, etc.

En cas d’erreur, es-tu du genre à défaire pour reprendre les choses correctement ou plutôt du genre à tout balancer par la fenêtre pour ne plus jamais en entendre parler ? Je cherche le secret pour ne pas rester bloquée par les difficultés !

Je suis plutôt fonceuse dans le choix de mes projets par contre lors de la couture, je suis très méticuleuse. Je n’hésite pas à aller voir des tutos sur le net, à repasser correctement, à prendre le temps de bien faire les choses. Je préfère découdre et défaire 20X une couture pour avoir un résultat parfait! Je suis devenue un peu maniaque 😉 mais c’est un atout en couture!  Je l’étais moins au début… Mais c’est très important pour moi de porter ou de voir porter des vêtements bien finis. Un jour, quand j’aurai le temps, je reprendrai des vrais cours de couture pour me perfectionner davantage et ne plus pratiquer une couture rock’n roll d’autodidacte… Mais ça, c’est quand j’aurai le temps 😉

Merci Isa pour ces réponses très constructives. On a parfois le sentiment de faire face à une montagne, mais je pense que tu as raison : il faut se lancer et ne pas perdre patience, quitte à défaire et refaire, afin d’être fière du résultat et donc de soi.

Top + jupe = robe

Lors de la sortie du dernier Chouette Kit, j’avais flashé sur un modèle de « robe de la triche ». Il s’agit en fait d’un top et d’une jupe, relié par une ceinture. Ce qui est sympa, c’est qu’on peut du coup en combiner juste une partie avec d’autres tenues… Au niveau du tissu, je suis partie sur du coton jaune (vive le jauneeee *-*), avec un joli motif origami, parfait pour l’été !

La jupe est ultra fastoche. Il n’y a d’ailleurs pas de patron à reporter. Du tissu qu’on coud sur le côté, un élastique à la taille et hop, c’est déjà fini !

Le top par contre est une horreur… Non pas qu’il contienne une coupe particulière, mais les explications sont terriblement mal fichues… C’est rageant sur le coup, et décevant à la longue : la taille 38, qui est quand même une taille très répandue, n’est pas tracée sur la planche (il faut mixer soi-même le 36 et le 40), le texte est noté n’importe comment sur les explications (on ne sait jamais s’il faut lire de gauche à droite, ou de haut en bas), il manque des précisions dans certaines étapes un peu délicates (notamment le positionnement des manches)… Bref, c’est brouillon. Avec un peu de logique et de bidouille on s’en sort, mais un tantinet contrariée il faut le reconnaître.

A la fin, je suis plutôt mitigée. Les manches papillon, qui sont surjetées au point zig zag, ne sont pas niquel-niquel. Et le top était finalement tellement grand que j’ai du faire de petites pinces sur le devant pour réduire le décolleté. Ca se voit, il faudrait que je défasse mon biais et que je le couse par dessus… Un jour peut être, en attendant je le porte comme ça. Si on ferme les yeux sur ces détails, la forme est quand même jolie et originale, ça change un peu de ce que je mets tous les jours 🙂

La ceinture est une simple bande ourlée. J’ai donné une forme de pointe aux extrémités pour que ce soit plus joli. Je pense que je l’aurais préférée un peu plus longue si j’avais pu, de manière à pouvoir faire de plus gros noeuds, mais telle quelle, elle suffit à masquer la séparation du top et de la jupe.

Modèle : Chouette Kit n°21

Tissu : Bye bye birdie, Atelier Brunette

Opération #CouperCourtAuxEncours : Anisbee

logo couper court aux encours vieille morue

Dans le cadre de ma chasse personnelle aux encours, je reçois mes blogueuses préférées pour bénéficier de leur expérience et de leurs conseils. Après Aline et Julie, j’ai la chance de recevoir aujourd’hui Anisbee, une crocheteuse dont j’admire la créativité !

 Alors Sabine, es-tu une véritable « nana à encours » ??

Oui… (air penaud).

Je n’en suis pas fière mais je ne résiste pas à l’envie de commencer toujours quelque chose de nouveau. C’est clairement ce que je préfère, commencer un nouveau projet qui me trottait dans la tête depuis quelques jours, quelques heures ou même quelques minutes. Je n’ai vraiment pas la patience d’attendre d’avoir fini le précédent projet pour m’y mettre! Et bien sûr la conséquence c’est la multiplication des encours!!!

En ce moment j’ai 5 ou 6 tote-bags stockés près du canapé contenant pour l’un le corps d’une poupée, l’autre une tête d’hippo qu’il faudrait juste fixer sur son socle, même chose pour la tête d’alpaga, ou encore une pochette pailletée, un doudou que je crochète pour la deuxième fois car je voudrais en écrire le tuto, un chèche en mohair qui attendra donc l’hiver prochain pour être terminé… et il se pourrait bien que j’en oublie. Ah oui, ça me revient, j’ai aussi commencé un aigle et une cigogne!

Wahou, ça fait beaucoup :p De quand date le plus vieux de tes encours ?

Le plus vieux, c’est un encours tricot! J’ai commencé une marinière pour Etienne en taille deux ans. Le jeune homme a maintenant 5 ans !!!

A la naissance de Sacha, je me suis dis que ce serait l’occasion de la terminer…. Il faudrait vraiment que je me dépêche car il vient déjà de souffler sa première bougie!

Bon alors là, c’est impardonnable !!

Le pire c’est qu’un petit pull en taille 2 ans : ce n’est pas un projet gigantesque, ni par la taille ni par la difficulté! Ma seule excuse, si c’en est une, c’est que que mon envie de crocheter prend toujours le dessus sur les envies de tricot ou de couture, je suis vraiment addict à mes crochets !

J’ai cru remarquer que tu adores crocheter des amigurumis… C’est parce que ça te change les idées entre le grand jeté de canapé et la veste aux milles torsades de tes rêves ?

C’est sûr, une des choses que je préfère dans le crochet c’est la possibilité de réaliser des petits objets à offrir sans avoir à se lancer dans des projets au long cours, les amigurumis sont parfaits pour ça.

Mais en me parlant de jeté de canapé, tu me rappelles que le plus vieux de mes encours est finalement bien un projet au crochet… J’ai appris à crocheter il y a environ 7 ans en faisant tout plein de granny-squares multicolores, j’en ai bien une centaine. Ils sont prêts à être assemblés pour faire ce plaid dont j’ai rêvé. Je me demande où est passé ce sac à encours…

Aurais-tu un conseil pour ne pas se laisser déborder par trop d’encours simultanés ?

Après avoir avoué tous ces encours, je ne crois pas que l’on puisse prendre mes conseils au sérieux !!

Si? Alors un seul: une bonne résolution qu’il faudrait prendre et qui résoudrait tout, ce serait de n’acheter laine et coton qu’au fur et à mesure des besoins et des projets terminés… Mais je mets ça au conditionnel parce que je fais exactement le contraire, je craque et je stocke!!! Bref je crois que je suis incorrigible !

Haha, merci beaucoup Sabine d’avoir répondu à mes petites questions avec franchise et honnêteté ! Tu es donc la preuve qu’on peu avoir mille encours sur le feu et bien se débrouiller quand même : ouf, c’est déculpabilisant :)) !